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Communiqués & Presse

News

  • Libération d’Ingrid Betancourt et des otages des FARC

    3 juillet 2008

    Tous les militants de la fédération de l’Essonne du Mouvement républicain et citoyen qualifient ces libérations de joie pour tous et reconnaissent le réel signe de l’influence du président vénézuélien (...)

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Actualités

Ce que la pandémie n’effacera pas

« Savoir dissimuler est le savoir des rois ». Il semble que le Président de la République ait fait sienne cette maxime du cardinal de Richelieu. Le procédé qui consiste à préparer puis à faire adopter des réformes douloureuses pendant que la France est en vacances n’en est pas à son premier coup d’essai : l’été 2007 avait vu surgir le bouclier fiscal, la saison estivale 2008 le projet de réforme sur l’autonomie de l’université et la réforme constitutionnelle. Enfin, cet été 2009 a permis au gouvernement de programmer, à huis clos, la future privatisation de la Poste. C’est en effet lors de l’ultime conseil des ministres qui s’est réuni le 29 juillet dernier, que le gouvernement a présenté ce qu’il appelle pudiquement « le projet de réforme du statut de la Poste » qui prévoit, conformément à la directive européenne, l’ouverture totale à la concurrence du courrier début 2011.

En ces temps de crise et de politique de rigueur exercée par le gouvernement, je pense que l’heure est à la mobilisation de toutes et tous, salariés des secteurs publics et privés, pour faire entendre la voix de ceux travaillent. Quand le Président de la République dit préférer taxer « les pollueur plutôt que le travail », je suis pour ! Mais qu’est-ce que le travail pour monsieur Sarkozy ? C’est l’actionnariat ! Surtout pas les travailleurs, ceux qui produisent, ceux qui vendent, ceux qui inventent, ceux qui créent des richesses, etc. En supprimant la taxe professionnelle il ne fait que soulager les entreprises, surtout les grosses ! Par contre, le projet de taxe Carbonne, très médiatisé ces derniers temps, n’est en réalité qu’un nouvel impôt pour les contribuables. Dans les faits, cette mesure environnementale risque fort de virer à une forte mesure antisociale ! Pour ma part, je préfère citer Jean-Jaurès : « Parce que le millionnaire n’a pas récolté sans peine, il s’imagine avoir semé ».

Toutefois, même si « ce n’est pas la rue qui gouverne », comme le disait Jean-Pierre Raffarin, la mobilisation sociale peut et doit faire la différence ! En effet, à l’issue de leur réunion de rentrée, la CGT, la CFDT, la FSU, l’Unsa, la CGC et Solidaires ont appelé à une journée mondiale d’action sur le « travail décent » organisée par la Confédération Syndicale Internationale (CSI). La participation de FO et de la CFTC, qui ont boudé la réunion, est compromise pour cause d’agenda. Fo considérant que l’unité « n’est pas une fin en soit ». Mais la division l’est-elle ? J’étais présent lors du meeting de la CGT et de Bernard Thibaut, le 7 septembre dernier. J’en tire la conclusion que si les partis politiques d’opposition pataugent lamentablement, parfois pour des raisons malheureusement personnelles, la contestation populaire monte d’un cran et une majorité d’organisations syndicales compte bien prendre ses responsabilités.

Durant l’été, il n’y a pas que l’UMP qui s’activait à revenir un peu plus sur nos acquis sociaux, le MEDEF aussi a réfléchi à la question de l’âge du départ à la retraite, par la voix de Laurence Parizot. En effet, la patronne des patrons, estimait, lors de ses universités d’été, que le même homme de 57 ans n’a pas le même âge, selon qu’il est à 6 mois ou à 6 ans de la retraite. Pour elle, suffirait-il de supprimer la retraite pour que les vieux acquièrent la jeunesse éternelle ?

En attendant, la grippe est le seul virus dont on parle vraiment ! Voilà pourquoi je n’en ai pas parlé...

Philippe Gautreau

Communiqués & Presse

La droite l’emporte en fait par défaut

Communiqué de presse de Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement Républicain et Citoyen.
Les élections européennes n’en finissent pas de battre le record de l’abstentionnisme : 57% en 2004, 60% en 2009. Ce record, largement partagé hors de nos frontières, traduit le triple échec économique, politique et identitaire de l’Europe libérale et technocratique. L’explosion du chômage et la délocalisation de nos industries reflètent la soumission de cette construction européenne au capitalisme financier mondialisé. Les peuples ne se reconnaissent pas dans cette machine d’impuissance, incapable de les défendre des concurrences les plus déloyales, celle du dollar, comme celle des pays à très bas coûts salariaux.
A cet égard, le traité de Lisbonne, véritable déni de démocratie, ne peut rien régler. Il faut tout remettre à plat. Voilà ce qu’ont voulu dire les 3/5 des électeurs qui ont refusé de s’exprimer dans un simulacre d’élection à un simulacre de Parlement.
Le fait dominant est la décomposition de la gauche sociale-libérale. L’échec du PS, en France, reflète son incapacité persistante à faire la critique du tournant libéral et européiste qui depuis les années 80 l’a progressivement coupé des couches populaires.
Le succès apparent de la droite en Europe, et particulièrement de l’UMP en France, doit être relativisé par le niveau sans précédent de l’abstention. Les listes de l’UMP n’ont rassemblé en réalité qu’11,2% des électeurs.
La poussée des écologistes reflète la désagrégation de l’électorat socialiste. Le reste est accessoire : il suffit de rapporter les scores obtenus au nombre des électeurs qui se sont exprimés, moins de deux sur cinq.
Pour la gauche, la solution à l’avenir serait de mobiliser les 3/5 des électeurs qui ont refusé de voter. Le MRC est prêt pour sa part à contribuer à une refondation républicaine dont la nécessité s’impose à l’évidence.
A défaut d’une révolution copernicienne, la gauche me paraît vouée à un déclin inexorable.

Tribunes

Elections européennes du 7 juin : la gueule de bois ?

Chacun a connu au moins une fois dans sa vie, le lendemain de fête trop arrosée, ce qu’est la gueule de bois, ce mal de tête violent consécutif à de trop fortes libations.

Certes, après les élections européennes du 7 juin ce n’est pas cas ni celui des adhérents du MRC, mais j’en connais plusieurs pour qui les résultats du 7 juin ont été synonymes d’euphorie et d’espérance. Je pense d’abord à la droite, à l’UMP. Sarkozy a su démobiliser les électeurs tout en mobilisant ses troupes. Inlassablement, il a écarté toutes les critiques que l’opposition lui adressait à l’occasion de ce scrutin en répétant que le sujet était l’Europe et non la politique intérieure française.

Certes, ce n’est en réalité qu’une part réduite des électeurs qui a voté UMP, mais cela donne à Sarkozy une incitation puissante à reprendre ses réformes libérales, à poursuivre sa destruction du service public tout en pratiquant l’ouverture, en teignant sa politique en vert pour capter l’électorat écologiste en vue des régionales. Gare au retour de manivelle

Conforté par son résultat et par l’échec du Parti socialiste, le Parti de Gauche rêve de le dépasser ; quant aux écologistes, après ce qu’on peut appeler un succès, ils rêvent de s’emparer des régions.
Cette euphorie conquérante prépare à la gauche un avenir de luttes internes, de combats fratricides qui achèveront de détourner d’elle son électorat. Les luttes internes du Parti Socialiste ont déjà provoqué le même effet. Etendues à toute la Gauche, ces luttes entraîneront son effondrement général aux prochaines régionales. Or il faut se rappeler que les régions de gauche sont un des derniers barrages contre la libéralisation sauvage, la réduction des aides sociales, la fermeture et le déménagement d’usines.
Pour ne pas se retrouver malade et sonnée, la gauche doit donc surmonter la tentation des luttes intestines et travailler à s’entendre.

Frédéric SEITZ

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