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NON à la privatisation de la Poste

Contre la privatisation de La Poste et la casse du service public !

Contre la remise en cause de la République et l’affaiblissement de l’Etat !

Récemment, le PDG de la Poste annonçait le changement de statut et l’ouverture du capital de l’entreprise.

Le Gouvernement assure pourtant que l’Etat détiendra 80% du capital de la Poste. Rien de moins rassurant, car comme le confirment les promesses non tenues de Nicolas Sarkozy, on sait ce qu’il en est devenu du capital d’EDF…

Ce changement de statut et l’ouverture du capital ne feront que renforcer la logique financière de rentabilité et de productivité accrue, ce qui conduira à l’abandon des activités jugées peu « juteuses », avec des conséquences graves sur l’accès à toutes les activités de la Poste pour la population et sur l’aménagement du territoire.

Dans un contexte d’évolutions technologiques et sociétales fortes la Poste doit, au contraire, obéir à l’impératif et au besoin de service public pour garantir aux citoyens un accès équitable à tous.

Le service rendu s’est considérablement dégradé, des milliers d’emplois ont été supprimés entraînant la fermeture de nombreux bureaux de Poste ! Une présence postale au rabais est mise en place et financée par les collectivités locales !

Après Air-France, après France Télécom, après EDF/GDF, ce serait maintenant au tour de La Poste de goûter, comme une réalité inéluctable, à cette modernité qui consiste à privatiser des services indispensables à la population.

Résultats : l’emploi chute et les prix continuent d’augmenter pour les usagers comme on peut le voir avec le dernier exemple à GDF et ceci pour la plus grande satisfaction des actionnaires.

Pour le MRC, les services publics sont essentiels et leur accès doit être garanti pour tous.

Voici ses missions :

· Un puissant élément de solidarité sociale : Ils rendent accessibles non seulement les services de base, mais aussi tout ce qui est indispensable au développement humain, l’éducation, la santé, la culture, le transport, le logement…

· Un élément d’efficacité économique : Ils génèrent des effets positifs sur l’activité économique des territoires,

· Un outil de citoyenneté : Ils sont représentatifs de choix de société et traduisent des orientations politiques et sociales de première importance. Dans ce cadre, nous revendiquons une amélioration des droits des usagers comme des agents des services publics.

Ces spécificités font du service public une composante du modèle social.

Le MRC est opposé aux opérations de privatisation comme de démantèlement des entreprises publiques intégrées.

Le MRC est opposé à la privatisation de La Poste et porte, au contraire, haut et fort l’idée de renforcer nos services publics pour les rendre plus modernes et rénovés, afin qu’ils puissent répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.

Philippe Gautreau

Actualités

Le roi est nu, ou la preuve que le capitalisme libéral ne fonctionne pas.

Ces gens-là ne sont décidément pas très sérieux, ils jouent avec des « produits bancaires » improbables, voulant des rentabilités à 15% par an alors que la croissance ne dépasse pas les 3% et ils s’étonnent que ça ne fonctionne pas !

La crise bancaire dans laquelle ils entraînent tout le monde, et surtout les petits épargnants qui, eux, ne se sont pas engraissés avec ces fameux produits bancaires nécessite l’intervention des pouvoirs publics et surtout, des finances publiques... Ces gens-là croyaient (et peut-être le croient encore) que le marché peut s’autoréguler sans l’intervention publique, on assiste bien à la faillite d’un système bancaire monté, gérer par des apprentis sorciers qui ont perdu tout réalité. Et ce sont les même qui vous font la leçon quand vous êtes à découvert ou que vous souhaitez un crédit ! Mais il ne faut pas oublier d’où vient cette crise. Il s’agit bien de la conséquence des décisions prises dans les années 80, décennie des années Tapie qui ont eu les premiers effets dans les années 90 : dérégulation, concurrence libre et non faussée, ouverture des frontières au monde des affaires,… Ces décisions l’ont été sous la bénédiction de la Droite et de la Gauche de gouvernement. Cela a continué avec le traité de Maastricht et ceux qui ont suivi, mettant tout le monde en concurrence en supprimant les arbitrages et la régulation. Maintenant, le roi est nu : le capitalisme libéral montre bien son incapacité à être un projet de société bénéficiant à la majorité. Or, pour que les entreprises se développent, il faut des infrastructures (routes, transports en commun,..), des services publics (poste, santé, …) et de l’éducation, parce que les entreprises ont besoin d’avoir du personnel formé. Il est donc nécessaire d’avoir un équilibre entre la puissance publique et le marché. C’est juste du bon sens mais preuve qu’il n’est pas toujours partagé. Le gouvernement actuel fait tout pour détruire ce socle républicain.

Parfois, quand l’erreur se propage, elle devient vérité, du moins le croit-on. La Gauche a besoin de revisiter ses croyances dans les vertus du marché et de la concurrence libre et non faussée. Elle manque cruellement d’un « logiciel » idéologique solide afin de dépasser la simple démarche gestionnaire pour une réelle perspective d’un projet de société tenant compte du contexte national et international actuel.

L’attente est grande, mais la crédibilité est à reconstruire. Peut-être une fédération des partis de la Gauche sur un programme durable et solidaire ?

Jean-Christophe Frachet

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